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Bienvenue en banlieue

dimanche 1er mai 2005 par maroussia
StĂ©phane Dufour, aka Karma Atchykah, nous livre en franglais ses impressions sur son premier album, the Burbs, paru sur la trĂšs prometteuse Ă©tiquette indĂ©pendante Fekdafonik. À l’occasion d’une escapade Ă  Joliette, iI est sorti de son West Island natal, oĂč il a formĂ© son crew Down in the Attiq, pour se soumettre Ă  mon interrogatoire. À part notre surprise mutuelle de dĂ©couvrir qu’on allait Ă  la mĂȘme Ă©cole primaire de psycho-soeurs, voici ce qu’il avait Ă  dire.

À partir de la Chicken Song en passant par le Jack movement, comment t’en es venu Ă  ton premier album ?

Yeah au Keur Samba (Good Homegrown Times) ! C’est de l’apprentissage, beaucoup de temps Ă  dĂ©conner aussi. J’essayais de dĂ©couvrir mon style, de faire des affaires pas juste par confort. Dans le temps de Chicken song, on voyait pas mal de monde expĂ©rimenter, testing the boundaries.... On s’est fait approcher par Ritchie, qui joue de la guitare. J’aimais pas la formule de faire un show avec un cd qui joue en arriĂšre, donc Ritchie nous a donnĂ© la chance d’avoir le contrĂŽle sur notre set, d’improviser... Autour du Jack Movement , c’était beacoup de temps Ă  chiller par moi-mĂȘme... MĂȘme si ça fait beaucoup de temps que tu chantes, que t’écris ta musique, t’as pas rendu les choses officielles tant que tu sors pas ton produit, que tu fais pas des shows... Sauf que j’ai toujours Ă©tĂ© plus proche de la crĂ©ation, d’enregistrer par plaisir. Donc j’me suis fait un plan avec 5-6 projets, dont 2 ont dĂ©bouchĂ©s et d’autres sont toujours en progression...

C’est quoi ton premier cd de rap ?

Le single de House of Pain on point, et Da Brat... les choses ont changĂ© depuis ! Le premier tape : another bad creation et new edition. J’ai cette musique-lĂ  dans les oreilles depuis un jeune Ăąge, mais j’ai tout le temps eu de la variĂ©tĂ©, en partie Ă  cause de mon frĂšre, et l’école oĂč j’allais : heavy metal...

Tu as jouĂ© du violon jusqu’à 13 ans : est-ce que ça a influencĂ© ton son ?

La musicalitĂ©, peut-ĂȘtre, En mĂȘme temps, mon pĂšre est un grand amateur de musique.... J’ai produit 6-7 tounes sur l’album, mais j’ai pris la sage dĂ©cision d’aller chercher le talent autour de moi, et je suis trĂšs content du rĂ©sultat.

Quelle est ta chanson prĂ©fĂ©rĂ©e sur l’album ?

Je dirais Hereafter and Starving Artist. J’ai fait Hereafter en dernier.

Est ce que cette chanson rĂ©flĂšte un plus grande maturitĂ© ?

It is certainly more introspective ; on that track I look at where I’m at, it’s like a conversation with people listening to the album. Starving Artist stands out because of the way I created it. Originally I intended to give the beat it to somebody else, but ended up keeping it for myself ‘cause nobody wanted it (laughs ) I wrote the verses over three months and went through a couple of jobs in the meantime, which is what the song talks about. So in terms of creation it was very different

Qu’est ce qui a Ă©tĂ© le plus difficile ?

Avec le Jack movement, c’était simple, ça c’est produit Ă  trois personnes, c’était tout mes beats. En dehors des quelques featurings on avait le contrĂŽle sur l’ensemble. Tandis qu’avec the burbs, bien plus de monde Ă©taient impliquĂ©s, la production a Ă©tĂ© plus complexe et complĂšte en termes de beats et de featurings.

Parlons de la chanson sur les clubs, Boycott. Ce que Cyrano et toi disent est plutĂŽt contradictoire...

Pour la plupart des tounes, j’ai une attitude journaliste, comme quand t’écoute des gens comme Nas, qui racontent ce qui se passent autour d’eux. MĂȘme si l’album s’appelle the burbs, ça parle pas juste de ce qui se passe dans les banlieues mais aussi dans la ville. Avec Boycott, Starving Artist, Jungle Phoevre et Wintertime, j’ai frappĂ© avec cette approche de rendre l’information de ce que je vois autour de moi. Pour Boycott, je voulais parler de la politique des clubs, de comment on se fait juger par notre apparence. En mĂȘme temps, je vais pas ĂȘtre hypocrite, c’est sĂ»r j’me retrouve dans un club de temps Ă  autre. Mais c’est une voix qui avait besoin d’ĂȘtre entendue. J’ai donnĂ© les deux cĂŽtĂ©s de la controverse.

Surtout que c’est sur un beat assez clubby...

Justement, je voulais avoir un message dans la chanson, mais sans ĂȘtre moralisateur. C’est la mĂȘme stratĂ©gie avec Urban Jungle Suite : le topo n’est pas ce Ă  quoi tu t’attends avec le beat. J’ai jouĂ© Ă  allĂ©ger ce genre de sujet lĂ  pour justement Ă©viter la catĂ©gorisation “conscious rap”.

Est-ce que l’idĂ©e de conscious rap limite les emcees ?

Point de vue marketing et accessibilitĂ©, dĂ©finitivement. C’est automatiquement du underground. J’ai du love pour les deux cĂŽtĂ©s, je peux pas nier ce cĂŽtĂ©-lĂ  de moi. Mais avec Kanye (West) ou les Neptunes, ils ont ramenĂ© le bon cĂŽtĂ© du pop...

Est ce que vous gardez la production indĂ©pendante par nĂ©cessitĂ© ou principe ?

Question de moyens. Mais tu peux toujours chercher une grosse distribution mĂȘme avec une production iĂ©pendante, mais on veut garder le contrĂŽle sur la production.

Qu’est ce que tu nous rĂ©serves pour le futur ?

En ce moment je crĂ©e pour moi, je suis en temps de break. Le 7 mai au Euro Lounge on vendra le cd Ă  10$ (aussi au Off the Hook, MEM sur Mont Royal, l’avant gardiste sur St-Hubert)

3 occasions d’entendre Karma Atchykah

31 Mai Swimming

10 Juin Circus

17 Juin Lancement officiel au Foufounes Électriques

Pour plus d’infos, visitez


Forum

  • Home Growwwwn
    10 mai 2005, par nori
    oh shhhhhhhhh all my homegrown people where ya at ? Is it me or there’s nothing like it nowadays... any suggestions ?
  • > Bienvenue en banlieue
    3 mai 2005

    hey, maroussia !

    juste un merci rapide pour l’entrevue avant que l’oublie me fasse paraĂźtre impoli.

    x’s and o’s

    Steph

maroulab[AT]gmail[DOT]com